Wednesday, October 21, 2009

Nariz del Diablo: Too many expectations?

Toute excitée de prendre le fameux train, je n’ai pratiquement pas fermé l’œil de la nuit (vive les vacances pour le repos!!)… Lever à 5h pour essayer d’être bien placée à côté d’une fenêtre, mais en vain, car pas de négociation possible.

Réunion d’information à 6h pour départ à 6h30… Le train arrive, et là, première déception : il ne s’agit pas du fameux train rouge du début du 20e, mais de 2 wagons qui ressemblent quasiment à des bus…

Je me suis fait expliquer le pourquoi par la suite : en fait, dû au mauvais état des rails, ils ne ressortiront la vieille locomotive que dans quelques mois après travaux… Any ways, as always optimiste, j’attends toujours les paysages grandioses (surtout le fameux ‘nez’) et les frissons garantis. Bref, pour faire des 6 heures de trajet un résumé : de très beaux paysages mais sans aucun des frissons (étant très mal placée sans vue, je me suis quand même débrouillée avec la guide pour prendre son siège à l’arrière et bénéficier au moins de la vue, malgré la pollution générée par le train).

Quant au fameux ‘nariz’ (les indigènes l’appellent aussi ‘la cara del inca’ -assez vrai/ à gauche de la photo en descendant en diagonale-), ok mais loin de l’émotion attendue… Question Trivial Pursuit: il s’appelle le nez du diable car l’Eglise Catholique pensait impossible de construire une voie ferrée dans cette gorge, quand le président Garcia Moreno l’a tout de même faite créer fin du 19e, d’où l’interprétation d’un pacte avec le diable... ; ceci étant, il est vrai que l’ingénierie ferroviaire y est impressionnante : ne pouvant construire de véritables virages, la descente se fait par un jeu de zigzag, marche avant- marche arrière pour descendre d'Alausi (2 600m) jusqu’à Sibambe (1 800m) en quelques kms.

Bref, beau trajet, mais déçue quand même, tout comme des espagnols avec qui j'ai symathisé, qui avaient fait ce périple il y a 15 ans, non seulement avec le vrai train, qui plus est sur le toit, mais avec en plus les indigènes…

Arrivée à midi à Alausi (heureusement que l’hôtel de Riobamba –des gens adorables- m’avait préparé un super ‘lunch box’, sinon j’aurais crevé de faim !... ça aurait compensé les calories des derniers jours cependant J !).

Après une visite rapide de la ville (pas grand-chose d’intéressant), je prends un des fameux crazy bus, direction Cuenca dont j’attends beaucoup. Là, des paysages splendides et beaucoup plus verts se déroulent sous mes yeux avec beaucoup d’indigènes qui montent et descendent en route. Mais les 4h30 de trajet finissent par me bercer (malgré le crazy drive et un film violent avec un son extrêmement fort)… Je me réveille 1/2 h avant Cuenca me permettant d'apprécier que cette région est définitivement plus riche et 'civilisée' que toutes celles que j’ai vues depuis mon départ de Quito : les maisons ne sont plus de bric et de broc mais plutôt des villas, et les gens (un peu trop) habillés à l'occidentale… Le peu que j’ai vu de la ville avant d’arriver à l’hôtel m’a l’air superbe et me fait vraiment penser à une ville espagnole… Bon présage pour demain !

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