En route vers le grand nord, nous commençons par Iquique et sa région.
Quelle différence par rapport à la côte du centre; ici, c'est le désert (un des plus arides du globe) et les grosses chaleurs (chaque jour oscille entre 35° et 40°!)... Coincée entre l'océan, une immense dune de sable et les montagnes, Iquique est quelque peu désarmante: quelques ravissantes maisons géorgiennes du boom minier du XIXe sont totalement noyées au milieu des gratte-ciels, casino, centres commerciaux et baraques.
Mais ce n'est qu'une halte pour rejoindre sa somptueuse pampa aux alentours, et en particulier sa réserve nationale del Tamarugal, une forêt improbable de tamarins au beau milieu du désert.
La route, puis une piste cahoteuse, nous mènent ensuite à l'ensemble précolombien de Pintados que forment 355 géoglyphes, laissé complètement à l'abandon depuis un attentat il y a deux ans, mais de toute beauté.
A quelques kms de là, non, ce n'est pas un mirage, une oasis bien verte perchée sur une colline au milieu de nulle part nous attend. Nous découvrons avec ravissement le premier village, Matilla, où autrefois on y faisait du vin (incroyable, mais vrai!).
Quasi attenant, le village de Pica est adorable avec ses bosquets d'arbres fruitiers (orangers, citronniers), ses bains semi-thermaux et ses souterrains fluviaux dont la légende, très ancrée dans les mentalités locales, les dit envahis de fantômes...
Repartant vers le nord, nous découvrons sur le cerro Unita le 'géant d'Atacama', haut de 86m, et la plus énorme représentation d'un être humain jamais retrouvée par des archéologues. Il représenterait un puissant chaman...
Enfin, nous nous laissons raconter les splendeurs du boom des nitrates par les murmures du vent de la ville fantôme d'Humberstone. Fondée en 1872, cette ville minière connut son apogée dans les années 40 avec la production de nitrate de soude (via son usine d'extraction de salpêtre, Santa Laura, juste en face), un engrais qui procura de grandes richesses au Chili. Mais la découverte des engrais de synthèse aboutit à sa fermeture en 1960 et 3 000 mineurs perdirent leur emploi. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2005.
Ceci étant, c'est une drôle d'impression que de se balader en son sein avec les hurlements du vent...sensations garanties!




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